Population du Grand Est en 2035 : entre le choc démographique allemand et la prospérité du Luxembourg et de la Suisse

Publication de l'Insee du Grand Est

À l’horizon 2035, la population du Grand Est et de ses pays frontaliers évoluera très diversement d’une région à l’autre : si les tendances actuelles devaient se poursuivre, le Luxembourg et la Suisse du Nord-Ouest pourraient compter sur des gains démographiques importants. Les gains seraient un peu moindres en Wallonie, tandis que dans le Grand Est et le Bade, le nombre d’habitants stagnerait. Enfin, en Rhénanie-Palatinat et dans la Sarre, la population baisserait. Dans les régions à fort développement démographique, ce sont les migrations internationales, liées à la situation économique, qui contribuent à l’accroissement du nombre d’habitants. Dans tous les cas, le solde migratoire est le moteur de la croissance démographique, ou du moins un ralentisseur du déclin. Le solde naturel continuerait en effet de diminuer au fil dutemps, sous l’effet du vieillissement de la population. En 2060, un Allemand sur trois et un Belge sur quatre auront au moins 65 ans.