Le Groupe de travail Sécurité et prévention a été créé sur une décision de la Commission régionale en 2003 dans le but de garantir et d’accroître par la coopération interrégionale le niveau de sécurité intérieure dans la Grande Région. Il se conçoit comme un groupe consultatif en charge de la coordination des échanges d’information, de l’accompagnement et du pilotage de quatre sous-groupes de travail consacrés aux thèmes de la police, de la prévention de la criminalité, de la protection civile et de la sécurité routière.
Sous-groupe de travail Coopération policière
Le Sous-groupe de travail Coopération policière a pour but de favoriser l’acquisition et l’approfondissement par l’ensemble du personnel policier de la Grande Région de compétences facilitant la coopération policière transfrontalière.
Il organise chaque année un séminaire interrégional de formation de trois jours à destination de 20 jeunes recrues de la police et de la gendarmerie de l’ensemble des territoires de la Grande Région. Au cours de ce séminaire, les participants se familiarisent à l’organisation, aux missions, aux méthodes de travail et au rôle sociétal des organes de police et de gendarmerie au sein de chaque région, ainsi qu’aux bases légales et offices centraux de la coopération grand-régionale. Ils examinent également, dans le cadre d’études de cas, des situations spécifiques liées au contexte transfrontalier. Ils améliorent enfin leur connaissance du jargon professionnel et du vocabulaire technique allemand et français.
Ce séminaire est suivi de deux journées de rencontres et de retours d’expériences, l’une avec les participants du séminaire précédent, l’autre avec les participants du prochain séminaire. Elles sont l’occasion d’échanger sur l’apport des compétences acquises et leur mise en pratique en situation professionnelle et de renforcer les contacts entre personnel policier de toute la Grande Région.
Sous-groupe de travail Prévention de la criminalité
Le Sous-groupe de travail Prévention de la criminalité mène des réflexions sur les phénomènes de la délinquance internationale qui profitent de l’effet frontière et constituent un défi majeur pour les services de police et de gendarmerie de la Grande Région. Il a pour objectif de favoriser le partage d’informations et de confronter les expériences des différents services sur le territoire. Cet échange vise dans un second temps à extraire les points de convergence entre les différentes méthodes de lutte contre la criminalité et de permettre à chacun de s'inspirer mutuellement pour développer de nouvelles actions. Enfin, lorsque les législations et les méthodes de travail le permettent, le sous-groupe cherche à mettre en place des actions concertées.
Dans cet esprit, le sous-groupe a organisé les colloques suivants :
- le 30 avril 2009 à Thionville : conférence sur la protection des victimes,
- le 28 mars 2012 à Saint-Vith : conférence sur les violences scolaires,
- le 27 novembre 2014 à Hahn : séminaire sur la cybercriminalité.
Sous-groupe de travail Protection civile et sapeurs-pompiers
Le Sous-groupe de travail Protection civile et sapeurs-pompiers se concentre sur l’amélioration de la coopération interrégionale des services de secours en matière d’échange d’informations, de prévention, de gestion de crise et d’intervention en cas d’accident d’ordre naturel, technologique, chimique, nucléaire ou terroriste. Avec la contribution du Système d’Information Géographique de la Grande Région (SIG-GR) et de la Conférence du Rhin supérieur (GeoRhena), le sous-groupe travaille à l’élaboration d’une base de données commune. Celle-ci recensera les moyens de la protection civile et des sapeurs-pompiers ainsi que les risques naturels et technologiques frontaliers et constituera une plateforme opérationnelle et collaborative de travail et de partage d’informations en temps réel.
De 2016 à 2019, des exercices transfrontaliers impliquant, entre autres, les services de secours à la personne, de protection et d’évacuation, d’incendie, de recherche, de déminage et de décontamination seront annuellement organisés. Ceux-ci auront pour but d’améliorer la coopération technique des différents services sur le territoire de la Grande Région ainsi qu’entre les différentes cellules de crise individuelles et les centres de situation. Ils permettront également de définir des protocoles de coordination et de transmission d’informations mutuelles en cas de crise. Quant au risque nucléaire, une série de trois exercices transfrontaliers relatifs à la centrale de Cattenom se sont déroulés entre 2011 et 2013.
Enfin, le sous-groupe s’est également fixé comme axe de travail de favoriser une meilleure coopération entre les services d'incendie et de secours transfrontaliers et de pallier le déficit de protocoles opérationnels communs en cas d’interventions transfrontalières. Pour parvenir à cet objectif, il procède à un état des lieux des conventions et accords communaux, régionaux et nationaux.
Sous-groupe de travail Sécurité routière
Le Sous-groupe de travail Sécurité routière répond à la mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne pour l’amélioration de la sécurité routière et son objectif de réduire de moitié d’ici 2020 le nombre de décès suite à un accident de la route. A cette fin, il élabore un état des lieux de la sécurité routière en Grande Région. Un ensemble de cartes thématiques, constituées avec le support du Système d’Information Géographique de la Grande Région (SIG-GR), recense sur des périodes définies les accidents de la route sur l’ensemble du territoire selon les groupes cibles (enfants, jeunes conducteurs âgés de 18 à 24 ans, séniors) et selon les types de véhicules impliqués (deux-roues motorisés, transport des marchandises et de passagers). Le sous-groupe s’attache aussi à répertorier les projets de sécurité routière dans la Grande Région, ainsi que les interlocuteurs en charge de leur gestion et leur mise en œuvre.
Les travaux du sous-groupe constituent une base pour le développement de stratégies communes de réduction du taux d’accidents de la route en Grande Région, la coordination de mesures de surveillance et de contrôle, ainsi que l’augmentation de leur fréquence.