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Politique de coopération au développement du Grand-Duché de Luxembourg


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Contact

Direction de la Coopération au Développement
6, rue de la Congrégation
L-1352 Luxembourg

Tél. : +352 2478-1
Fax : +352 46 38 42

Plan d'accès


Stratégies et principes

La coopération luxembourgeoise au développement se place résolument au service de l’éradication de la pauvreté, notamment dans les pays les moins avancés. Ses actions se conçoivent dans l’esprit du développement durable compris dans ses aspects sociaux, économiques et environnementaux - avec l’homme, la femme et l’enfant en son centre.

Ces actions s’inscrivent prioritairement dans la mise en œuvre - d’ici 2015 - des objectifs du millénaire pour le développement. Ainsi les principaux secteurs d’intervention de la coopération relèvent du domaine social : la santé, l’éducation, y compris la formation et l’insertion professionnelles et le développement local intégré. Les initiatives pertinentes dans le domaine de la microfinance sont encouragées et appuyées, que ce soit au niveau conceptuel ou au niveau opérationnel.

D’un point de vue géographique, la coopération luxembourgeoise poursuit, par souci d’efficacité et d’impact, une politique d’intervention ciblée dans un nombre restreint de pays partenaires privilégiés. Six des dix pays partenaires privilégiés de la coopération luxembourgeoise dont le choix est primordialement orienté par l’indice composite sur le développement humain du PNUD, se situent en Afrique subsaharienne. La coopération avec ces pays se distingue par un sens aigu du partenariat avec les autorités et les collectivités. Cet esprit de partenariat, complété par le souci de l’appropriation des programmes et projets par les bénéficiaires, préside à la mise au point de programmes pluriannuels de coopération, les PIC (programmes indicatifs de coopération).

En termes d’aide publique au développement (APD), la coopération luxembourgeoise se place depuis l’an 2000 dans le groupe des cinq pays industrialisés qui consacrent plus de 0,7 pour cent de leur revenu national brut à la coopération au développement. En 2007, l’APD se chiffrera à quelque 248 millions d’euros et devrait représenter plus de 0,90 pour cent du RNB. Comme par le passé cette APD sera mise en œuvre par les instruments de la coopération bilatérale, de la coopération multilatérale, de l’assistance technique et de la coopération avec les ONG de développement.

En parallèle, la coopération luxembourgeoise est activement impliquée dans la discussion autour et la définition de nouveaux standards d’harmonisation et de qualité de l’aide internationale au développement. Elle a fait siennes les conclusions de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide : appropriation, harmonisation, alignement, résultats et responsabilité mutuelle adoptée en mars 2005.

L’aide publique au développement du Luxembourg comprend par ailleurs un important volet d’assistance humanitaire qui se comprend dans le cadre plus large de la gestion civile des crises et peut être déployée à ce titre en cas de catastrophes naturelles, de même que dans des situations post-conflits, à partir de l’arrêt des violences armées jusqu’à la reprise des activités de coopération au développement.

La politique du Luxembourg en matière de coopération au développement et d’assistance humanitaire se caractérise depuis plus de quinze ans par un effort constant et progressif, tant en quantité qu’en qualité, au bénéfice des populations les plus démunies. Elle est l’expression d’une solidarité internationale affirmée et confirmée et constitue en tant que telle un important vecteur de l’action extérieure du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg.

Partenaires de la coopération luxembourgeoise

Dans sa politique de coopération au développement, le Ministère des Affaires étrangères est en contact permanent avec une multitude de partenaires.

  • Les pays partenaires privilégiés d'Afrique, d'Asie et de l'Amérique latine sont les pays en développement sur lesquels le Luxembourg concentre sa coopération bilatérale. Il s'agit du Burkina Faso, du Cap Vert, Burkina Faso, du Mali, de la Namibie, du Niger, du Sénégal, du Laos, du Vietnam, de Nicaragua et d'El Salvador. 
  • L'agence luxembourgeoise pour la coopération au développement Lux-Development S.A. est l'agence d'exécution pour la majorité des projets bilatéraux mis en oeuvre par la coopération luxembourgeoise.
  • Les organisations multilatérales sont nombreuses avec lesquelles la coopération luxembourgeoise entretient des relations de travail, soit en leur fournissant un appui financier global, soit en participant au financement de projets spécifiques mis en oeuvre sous leur responsabilité (projets multi-bi). 
  • Les 82 ONG de développement agréées par le Ministère des Affaires étrangères font appel à son appui financier pour des actions de sensibilisation (participation aux frais), des projets de coopération classiques (cofinancement) ou des programmes de coopération (accord-cadre). Quelques-unes de ces ONG ont leur propre présence sur internet.
  • Par ses relations privilégiées avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, le Ministère des Finances est un interlocuteur privilégié du Ministère des Affaires étrangères parmi les autres ministères luxembourgeois.

Comité interministériel sur la coopération au développement

Le Comité donne son avis sur les grandes orientations de la politique de coopération au développement ainsi que sur les matières indiquées par la loi du 6 janvier 1996 sur la coopération au développement.

Le Comité se réunit en principe tous les deux mois sous la présidence du Directeur de la Coopération au développement.