Le Prix interrégional de la recherche est organisé par le Groupe de Travail « Enseignement Supérieur et Recherche » du Sommet de la Grande Région et vise à mettre à l’honneur trois partenariats de recherche transfrontaliers par l’octroi de récompenses de :
Premier Prix : 20.000 €
Second Prix : 10.000 €
Troisième Prix : 5.000 €
Les financeurs du Prix sont :
- Le Grand-Duché de Luxembourg (Ministère de la Culture, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche) ;
- La Sarre(Ministerium für Wirtschaft und Wissenschaft);
- La Rhénanie-Palatinat (Ministerium für Bildung, Wissenschaft, Jugend und Kultur);
- La Communauté française de Belgique (Direction Générale de l'Enseignement non obligatoire et de la Recherche Scientifique) ;
- La Lorraine(Conseil Régional de Lorraine et Délégation Régionale à la Recherche et à la Technologie).
16 candidatures ont été soumises dans le cadre du Prix 2009. Le Jury de sélection qui s’est réuni le 15 janvier 2009 à Metz était composé de 5 représentants institutionnels et de 5 représentants scientifiques des 5 territoires de la Grande Région.
Les trois lauréats
Premier Prix
GR-ATLAS (L’Atlas de la Grande Région)
Partenaires :
- Grand-Duché de Luxembourg : Patrick BOUSCH (CEPS/INSTEAD), Guy COLLING (Musée national d’Histoire naturelle), Claude GENGLER (Forum Europa), Peter GILLES (Laboratoire Linguistique et Littératures luxembourgeoises, Université du Luxembourg), Michel PAULY (Laboratoire d’Histoire, Université du Luxembourg), Laurent PFISTER (CRP Gabriel Lippmann), Christian SCHULZ (Laboratoire Géographie et Aménagement du Territoire, Université du Luxembourg);
- Lorraine : Michèle GAILLARD & François HULBERT (Université Paul Verlaine Metz);
- Wallonie et Bruxelles : Jean-Paul DONNAY (Université de Liège), Alain DIERKENS (Université libre de Bruxelles);
- Saarland : Peter DÖRRENBÄCHER & Brigitte KASTEN (Universität des Saarlandes);
- Rheinland-Pfalz : Franz IRSIGLER & Claudine MOULIN (Universität Trier).
Projet coordonné par Michel Pauly (Université du Luxembourg)
Projet financé par le Fonds National de la Recherche, Luxembourg
Descriptif
Le projet LUXATLAS comprend le développement d’un atlas digital multidisciplinaire sur la Grande Région. A l’aide d’un système d’information géographique pour internet (WebGIS), sont développées et présentées des cartes thématiques analysant et visualisant des données provenant des sciences humaines, sociales et naturelles.
Pour chaque thème sont fournis une représentation cartographique de la Grande Région toute entière, un texte d’explication scientifique, mais écrit dans un langage compréhensible pour le grand public et des textes supplémentaires expliquant certains éléments de la carte, des tableaux, des images, des photos et, le cas échéant, des contenus multimédia.
L’utilisation du portail cartographique est interactive et permet ainsi aux utilisateurs d’explorer les données sous-jacentes d’une carte thématique. Ainsi le client peut par exemple en cliquant sur un élément d’une carte sur les villes médiévales obtenir des informations sur la fondation et le développement de la ville sélectionnée. L’accès aux bases de données sous-jacentes permet aux utilisateurs des analyses plus approfondies selon l’objet de leur recherche.
Avec sa représentation intelligible, l’atlas ne s’adresse pas seulement aux scientifiques, mais aussi aux administrations et au grand public.
Second Prix :
QUACE ([SaarLorLuxWal] Quality Management in Cross-Border Education)
Partenaires :
- Grand-Duché de Luxembourg : Markus MOLZ, Philippe BLANCA & Charles MAX (Université du Luxembourg) ;
- Saarland : Mitra MOGHADASSIAN & Sascha NEUMANN, (Universität des Saarlandes) ;
- Wallonie : Isabelle HALLEUX (Université de Liège).
Descriptif
Initié dans le but de créer un espace européen de l’enseignement supérieur à l’horizon 2010, le processus de Bologne comporte trois volets principaux : la mise en place d’une organisation des études en trois cycles (bachelor, master, doctorat), la généralisation du système de validation des études par attribution de crédits ECTS et enfin une coopération européenne accrue en matière d’assurance de la qualité. Si les deux premiers volets ont été réalisés ou sont en passe de l’être, la mise en application pratique du volet qualité, pour des raisons diverses, a souvent été négligée ou bien retardée pour ce qui a trait à la coopération européenne dans l’enseignement supérieur.
Le projet QUACE a apporté des éléments pour avancer ce volet en réalisant une analyse multidimensionnelle des formations transfrontalières comportant au moins un partenaire grand-régional. S’appuyant sur un certain nombre de choix méthodologiques privilégiant notamment le concret d’une région habitée à l’abstrait d’une vision généraliste désincarnée, ou encore la parole des acteurs de terrain aux cadres légaux et administratifs, une quarantaine d’heures d’entretien ont été réalisées à Liège, Sarrebruck, Nancy, Metz et Luxembourg, avec des directeurs de programme ou d’institut, des enseignants et des gestionnaires administratifs impliqués dans l’une ou l’autre des formations universitaires transfrontalières recensées dans la Grande Région.
L’ensemble des données recueillies, analysées puis interprétées a permis l’élaboration de préconisations intégrant au mieux la complexité de la réalité étudiée et destinées à différents publics cibles intéressés à des titres divers au développement de la qualité de l’offre de formation universitaire transfrontalière :
- les ministères en charge de l’enseignement supérieur ;
- les institutions d’assurance qualité au niveau national et européen.
- les réseaux transfrontaliers d’établissements de l’enseignement supérieur ;
- les présidences/rectorats et services administratifs centraux des établissements ;
- les facultés, instituts et chaires impliqués dans un programme transfrontalier ;
- les étudiants (anciens, actuels et futurs) ;
Au final, le projet QUACE a permis :
- de renforcer la culture de la qualité des universités de la Grande Région et de promouvoir l’attractivité de l’espace transfrontalier de l’enseignement supérieur grand-régional.
- de valoriser et diffuser les bonnes pratiques et d’élaborer des recommandations, permettant de jeter les bases d’un label qualité visant les programmes universitaires de la Grande Région, existant ou futurs ;
- de sensibiliser les acteurs et décideurs aux défis particuliers liés à la mise en place et au développement à moyen et long terme des programmes de formation transfrontaliers.
Troisième Prix :
RUBiN (Stratégie régionale d'utilisation durable de la biomasse)
Partenaires :
- Saarland : Frank BAUR (IZES gGmbH, Institut für ZukunftsEnergieSysteme - Hochschule für Technik und Wirtschaft des Saarlandes) ;
- Rheinland-Pfalz : Peter HECK (IfaS, Institut für angewandtes Stoffstrommanagement - Fachhochschule Trier) ;
- Grand-Duché de Luxembourg : Joëlle WELFRING (Centre de Recherche Public Henri Tudor, Centre de Ressources des Technologies pour l'Environnement CRTE).
Descriptif
L’approvisionnement en énergie devra être assuré dans un avenir proche, et ce pour des raisons écologiques, économiques et sociales, par un „Mix énergétique“ composé au regard de l’épuisement des ressources fossiles et de la nécessité d’agir sur le plan climatique d’une part non négligeable d’énergies renouvelables. De par les potentiels mobilisables, sa diversité (applications électriques, thermiques, biocarburants) et sa capacité à être stockée, la biomasse (bois énergie, cultures énergétiques, déchets organiques, etc…) y occupera une place importante. Cependant, il est nécessaire dans ce contexte de tenir compte des éventuelles concurrences d’utilisation liées à l’exploitation des surfaces pour la production d’énergie d’un coté, et les filières de productions alimentaires, ou encore liées à une valorisation matière de l’autre coté.
Dans l’espace transfrontalier de la Grande Région, la biomasse est, de par les surfaces disponibles, les potentiels en résultant et la forte demande en énergie, notamment dans les zones de forte densité, en mesure de contribuer de manière significative à l’approvisionnement énergétique. Par ailleurs, l’utilisation de la biomasse est synonyme de plus value régionale, notamment par le biais de la dynamisation de zones rurales.
Considérant cela, le projet RUBiN a permis la réalisation des points suivants :
- création, élargissement et entretien de réseaux d’acteurs transfrontaliers par l’intermédiaire de mesures de communication, plate-forme internet, manifestations d’information, conférences, groupes de travail, etc…
- étude sur la biomasse afin de documenter le cadre régional concernant les ressources, les activités, les dispositions réglementaires et le contexte technologique.
- soutien et lancement de projets pilotes interrégionaux dans la Grande Région avec prise en compte des possibilités transfrontalières.
- création d’une compétence interrégionale sur la biomasse dans l’objectif d’une intensification de la mise en réseau des institutions de recherche et des structures d’enseignement supérieur.
- développement d’une stratégie interrégionale pour la biomasse en coopération avec les structures politiques compétentes dans l’objectif d’aboutir à un catalogue de recommandations.