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12e Sommet de la Grande Région
12e Sommet de la Grande Région
24-01-2011 / 24-01-2011

Le 12e Sommet (2009-2010) s’était donné pour devise « Initiative pour la mobilité en Grande Région ». L’objectif était de poursuivre le développement de la Grande Région sur l’aspect essentiel qui la distingue de toutes les autres régions de l’Union européenne, à savoir la mobilité transfrontalière liée au travail. En effet, la Grande Région compte plus de 200.000 travailleurs frontaliers, ce qui la place au premier rang – et de loin – par rapport aux autres régions frontalières de l’Union européenne. Dans la continuité des travaux du sommet, de nouvelles mesures ont contribué à faire avancer la Grande Région, à surmonter les frontières au sein de la Grande Région et à rendre la Grande Région plus proche des citoyens.
Les coopérations lancées par le Sommet entre les différentes régions partenaires et les responsables de la Grande Région sont la preuve d’une volonté politique forte, consciente que la Grande Région est une région européenne compétitive, modèle d’une gouvernance à multiniveaux transfrontalière.
En insistant sur les principes de volontariat et de responsabilité partagée qui régissent la coopération au Sommet de la Grande Région, les membres du Sommet se sont félicités des progrès réalisés dans la coordination et la participation pour la mise en œuvre des résolutions adoptées :
- La mise en place, à la Maison de la Grande Région, d’un Secrétariat commun doté de son propre personnel et d‘un budget de fonctionnement financé par tous doit être menée rapidement à bon terme par la création d’un GECT dont le siège sera à Luxembourg.
- Les conférences ministérielles dans le domaine de l‘éducation, de l’enseignement supérieur, de la culture et de l’aménagement du territoire se sont avérées utiles en tant qu’outil de consultation et de concertation pour les politiques sectorielles. Les conférences ministérielles devront également être organisées à l’avenir, et ce en fonction des besoins.
- La création d’un GECT assurant les fonctions d’autorité de gestion du Programme Interreg IV A « Grande Région », qui constitue une première européenne, correspond à l’objectif « coopération territoriale » de l’UE. La Grande Région escompte qu’à l’avenir, toutes les régions frontalières continuent à recevoir un soutien conséquent afin de créer la cohésion territoriale.
- La crise économique et financière a eu pour la Grande Région des conséquences moins dramatiques qu’on ne le craignait. Le marché transfrontalier de l’emploi a fourni ses preuves. A l’avenir, la Grande Région veillera spécialement à le renforcer, notamment par la création d‘une Task Force Frontaliers, par une observation approfondie du marché de l’emploi, par la coopération entre les acteurs interrégionaux du marché de l’emploi et par le maintien des prestations de conseil fournies par les EURES. Sur ces aspects, la Sarre doit jouer un rôle moteur.
- Le développement d’une région métropolitaine polycentrique transfrontalière (RMPT) doit renforcer globalement l’attractivité socio-économique de la Grande Région et accroître sa compétitivité. Les résultats de l’étude Metroborder doivent servir de repères pour la concertation en vue d’une stratégie commune d’aménagement du territoire.
- La mobilité des personnes doit être encore améliorée par le biais de l’offre en matière de transports. Le système éducatif et les établissements d’enseignement supérieur doivent fournir aux populations des qualifications qui leur faciliteront l’accès aux possibilités offertes par la mobilité transfrontalière sur le marché de l’emploi. Dans ce contexte, les liens interrégionaux et l’excellence de la coopération par lesquels se distingue le paysage universitaire et de la recherche de la Grande Région sont à renforcer.
- « L’Espace culturel Grande Région », mis en place à la suite de la Capitale européenne de la Culture 2007, met en valeur la diversité culturelle de la Grande Région. Le patrimoine historique, dont les sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO, fera l’objet de publications communes qui le feront connaître du public intéressé, tout comme le portail grrrrr.eu, destiné à la jeunesse.
- Les rencontres de jeunes (comme le JugendForumJeunesse), les manifestations sportives (comme les Tournois de football pour la jeunesse) et les fêtes destinées au grand public (comme la 1e Journée de la Grande Région en 2010) permettent tout autant que les nombreux congrès spécialisés et forums d’experts à communiquer l’idée de la Grande Région aux populations. Les actions visant à créer une identité régionale pour la Grande Région doivent être poursuivies et inscrites dans le long terme.
- Le Sommet est également appelé à faire avancer la Grande Région par des actions menées avec d’autres acteurs et à impulser ainsi notamment la mise en réseau de divers groupements des milieux professionnels et de la société civile.
- Les travaux du CESGR fournissent une base analytique solide et nuancée supplémentaire pour les réflexions du Sommet et de ses groupes de travail. L’analyse ciblée des effets de la crise économique et financière sur la Grande Région a confirmé que la politique commune en matière d’économie et d’emploi au sein de la Grande Région a contribué à renforcer la compétitivité de cette dernière. Les futurs travaux du CESGR devront porter davantage sur la question du marché interrégional de l’emploi et sur l’optimisation des instruments.
S’inscrivant dans la continuité des présidences précédentes et dans l’ambition fondatrice de la Grande Région, la présidence lorraine entend articuler son action, dans une dynamique de développement durable, autour de trois grands axes :
- La Grande Région : une ambition européenne
- La Grande Région : une gouvernance politique affirmée
- La Grande Région : des projets et des actions au service des citoyens
Dans ce dernier domaine d’intervention, la présidence lorraine souhaite tout à la fois se situer dans la poursuite des actions déjà décidées comme la mise en œuvre du GECT Secrétariat Grande Région ; comme la task-force « travail frontalier » ou encore comme le concept de Région Métropolitaine Polycentrique Transfrontalier (RMPT), mais aussi favoriser certains secteurs parmi lesquels on peut citer la constitution de nouveaux clusters, l’interconnexion des systèmes d’information pour les transports collectifs, une meilleure connaissance du marché de l’emploi ou encore le renforcement de la compétitivité territoriale de la Grande Région.